Les 12 points à l’ordre du jour et les nombreuses questions diverses ont retenu les membres du conseil municipal de 8 h 30 à minuit. Il faut souligner que toutes les décisions et les 9 délibérations ont été, comme lors des précédents conseils municipaux, prises à l’unanimité, parmi ces dernières il faut souligner :
1°) Validation des travaux de voirie à effectuer sur le réseau des voies communales de la commune dans la cadre de la programmation 2011 et 2012 de la Communauté des Communes des 7 Vallons, soit La Liquière Haute, Le Bancarel, le Teil, la Rouvarié et la rue haute du village de Saint-Juéry. Les travaux de la campagne 2010 (Brugas, route d’Ennous et vieille Eglise) sont, à ce jour, pratiquement terminés.
2°) Planning des travaux à effectuer sur le territoire de la commune, de juillet à décembre 2010, notamment : construction d’un espace convivial dans le prolongement des vestiaires du terrain de football, aménagement de l’embranchement des Bernades, drainage du réseau d’assainissement et entretien du réseau d’écoulement des eaux pluviales du village de Saint-Juéry, travaux d’entretien ou d’aménagement sur les bâtiments communaux... Par ailleurs, une réunion de la commission des travaux est programmée au village de Farret, le vendredi 1er octobre prochain.
3°) Quatre délibérations relatives au raccordement au réseau de chemins communaux des maisons d’habitations du Fraysse, de la Jasse et du hameau du Teil.
4°) Mise en œuvre d’un chantier de formation pour la préservation et la rénovation du Bàtut d’Ennous.
Au cours de son exposé initial, Monsieur le Maire a souligné que la commune de Saint-Juéry a le privilège de posséder, sur son territoire, un Bàtut. Localisé à Ennous, ce Bàtut est une des rares douves médiévales conservées en eau sur le territoire du Parc naturel régional des Grands Causses. Bien qu’il ne subsiste que peu d’éléments de son ancien système défensif, le village d’Ennous, inscrit dans un cercle, renferme encore des bâtis de grès rouge remarquables : porte forte, église, presbytère, oratoire…. Le 5 février dernier, lors d’une réunion délocalisée à Ennous, la commission en charge des travaux communaux a constaté que les digues qui limitent le « Bàtut » sur son côté intérieur étaient partiellement effondrées. Dans son expertise, Monsieur Aussibal, architecte du PNR des Grands Causses, présent à la réunion du 5 février, a conclu « qu’une restauration était nécessaire pour conserver cet élément remarquable du patrimoine hydraulique de la commune de Saint-Juéry, du territoire du PNR et du département de l’Aveyron ». Compte tenu du caractère original et exceptionnel du Bàtut d’Ennous et dans le cadre d’une politique de protection et de valorisation du patrimoine communal, Monsieur le Maire a présenté au conseil municipal la proposition communiquée par écrit par Monsieur Aussibal. Il s’agit d’organiser à Ennous, en partenariat avec « Maisons Paysannes de France » ou avec une structure équivalente, un chantier de formation sur le thème « des soutènements drainants et des appareillages en délits ». En effet, dans cette partie de l’Aveyron méridional appelée par les géographes et les historiens du XIXème siècle : « les petites Cévennes », la technique de la pierre posée en délit a été très utilisée – comme dans les Cévennes orientales - pour la construction de terrasses, de quais, de chaussées, pour le soutènement de berges et de canaux… avec une étanchéité réalisée au mortier de chaux et de terre cuite pilée. Cette technique augmente le drainage des sols soutenus tout en autobloquant les moellons entre eux. Ce chantier de formation serait utile et intéressant pour l’équipe des agents d’entretien de l’espace rural du Parc, pour des bénévoles, pour des agents des collectivités locales, pour les associations et les artisans locaux spécialistes de la rénovation du patrimoine bâti. Pour finir, Monsieur le Maire a indiqué qu’il présenterait un plan de financement lors de la prochaine réunion du Conseil Municipal.
5°) Mise en place d’une procédure d’état des lieux avant et après une exploitation inhabituelle pouvant occasionner des dégradations sur la voirie de la Communauté des Communes des 7 Vallons. Monsieur le Maire a indiqué que l’état de la voirie est un domaine essentiel de la vie quotidienne de notre commune, en effet, les activités économiques, touristiques, agricoles et bien d’autres en dépendent. C’est pourquoi, à l’initiative de la Communauté des Communes des 7 Vallons et vu l’article L.141-9 du code de la voirie routière et l’article L.168-8 du code rural, Monsieur le Maire a proposé la mise en place d’un état des lieux de la voirie avant et après exploitation et une lettre d’engagement de l’entreprise d’exploitation de mines, de carrières, de forêts ou d’une autre entreprise de même nature. La procédure proposée par la CC des 7 Vallons et validée par le Conseil Municipal est la suivante : « l’exploitant ou/et le propriétaire de la parcelle qui souhaitent faire intervenir un entrepreneur doivent en informer le Maire de la commune par courrier. Le propriétaire de la parcelle et l’entrepreneur devront prendre rendez-vous avec la Mairie pour établir un état des lieux initial de la voirie avant exploitation. Il en sera fait de même au moment de l’achèvement du chantier. Le chantier ne pourra pas débuter tant que les documents ne seront pas signés par le propriétaire de la parcelle, l’entrepreneur, le Maire de la commune et le Président de la CC des 7 Vallons. »